Politique

Werner Hoyer, ministre d'Etat aux affaires étrangères

Werner Hoyer, ministre d'Etat aux affaires étrangères et à la coopération franco-allemande, a représenté l'Etat fédéral allemand dans la signature de la convention de la région métropolitaine trinationale du Rhin supérieur le 09 décembre dernier à Offenbourg.

Occasion pour ReD d'aborder avec Werner Hoyer la coopération franco-allemande par le prisme local.

Pour faciliter le suivi de l'interview, des éléments non-exhaustifs de traduction sont proposés ci-dessous
Interview, montage, traduction et photo : Lucie Dupin

 

Sur le même thème, voir aussi :

La région métropolitaine du Rhin supérieur trouve corps

 

 


 

Werner Hoyer, ministre d’Etat aux affaires étrangères et à la coopération franco-allemande

 

Il s’agit d’un exemple de coopération transfrontalière trinationale avec un Etat comme la Suisse non membre de l’Union européenne, dans une région qui s’est considérablement développé au cours des dernières années et autour de laquelle les frontières ne sont plus une question sensible. Mais aussi dans une région où, d’un point de vue pratique, il y a encore beaucoup à faire, notamment dans la coordination des systèmes administratifs.

Nous avons ici une région on ne peut plus dynamique et économiquement puissante tournée vers des perspectives d’avenir encourageantes.

 

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Je me réjouis de la coopération avec Laurent Wauquiez, nous nous sommes rencontrés très rapidement après sa nomination. Il a une personnalité non seulement à vocation européenne, mais est aussi très bien préparé à son rôle franco-allemand et connaît les différences à connaître entre la France et l’Allemagne quand l’on souhaite apporter une contribution constructive au travail commun.

Le travail entrepris avec son prédécesseur Pierre Lellouche dans le domaine du franco-allemand sera poursuivi, notamment à travers l’approfondissement de l’agenda franco-allemand 2020.

 

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A travers des exemples concrets et pratiques du transfrontalier au quotidien déjà expérimentés dans la région, il faudrait maintenant en faire un modèle pour toute l’Europe.

 

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Les Eurodistricts de cette région sont particuliers et jouent un rôle important. Nous avons une diversité de formes de coopérations transfrontalières et l’on doit prendre garde à ne pas tout mélanger et travailler en doublon inutilement. Il faut au contraire veiller à être complémentaire.

 

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C’est vrai qu’une région dans laquelle le passé, le présent et le futur sont si imbriqués ne fonctionne peut-être pas toujours comme on pourrait le penser, ce que je ne voudrais pas juger d’un point de vue berlinois (ndlr : fédéral). Mais il s’agit d’une bonne occasion de voir ce qu’il y a encore à faire. Ceci doit venir de la région elle-même et d’après ce que j’ai entendu aujourd’hui des représentants de cet espace, la bonne volonté et la disposition sont présents.

 

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Laurent Wauquiez a certes parfaitement l’ambition européenne et franco-allemande. Mais déjà dans les années 1990, des personnalités comme Michel Barnier et Pierre Moscovici ou encore plus tard Bruno Lemaire et plus récemment Pierre Lellouche ont occupé ce poste. Les présidents français ont eu une capacité extraordinaire à nommer les bonnes personnes à ce poste franco-allemand très sensible.

 

Ressources complémentaires

Podcasts :

Interview de Werner Hoyer, ministre d'Etat aux affaires étrangères et à la coopération franco-allemande
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ReD s'est entretenu avec Werner Hoyer, ministre d'Etat aux affaires européennes et à la coopération franco-allemande. Occasion d'aborder le franco-allemand par le prisme local.

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