Bruxelles v/s Strasbourg, ou la récurrente question du siège unique du Parlement européen - Brüssel vs. Straßburg, eine immer wiederkehrende Frage

Alors que les Traités européens instituent le siège du Parlement à Strasbourg, le débat sur la pertinence d’un lieu unique de travail est régulièrement lancé. Le dernier en date vient de l’eurodéputé britannique Edward Mc Millan-Scott, du groupe alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe et vice-président du Parlement

Fondé sur des sondages réalisés en ligne auprès d’eurodéputés et du personnels du Parlement européen, le rapport du groupe de travail informel interpartis Bruxelles-Strasbourg à l’initiative d’Edward Mc Millan-Scott, plaide en faveur d’un siège unique du Parlement européen dans la capitale belge. En période de rigueur budgétaire, l’étude met en avant les dépenses de l’ordre de 180 à 200 millions d’euros par an liées à ce fonctionnement bipartite (voire tirpartite avec les services administratifs basés à Luxembourg). L’impact environnemental lui est estimé à un rejet annuel de 19 000 tonnes de CO2 en termes de transport vers les différents lieux du Parlement.

Edward Mc Millan-Scott est revenu sur ce rapport aujourd’hui à l’occasion de la session plénière mensuelle se tenant à Strasbourg.

Pour cet eurodéputé britannique se défendant de tout euroscepticisme, la question de fond résiderait dans le fait que le « Parlement devrait être en droit de décider de sa procédure de travail et qu’il ne sera pas pris au sérieux tant qu’il ne pourra choisir où travailler ».

Le siège du Parlement figurant dans les traités, une conférence intergouvernementale permettrait de modifier le texte. Or, le parlementaire britannique aurait le sentiment qu’il s’agit d’une question d’unanimité et que la France ne bougera pas après la déclaration du porte-parole du ministère français des affaires étrangères selon lequel cette question est réglée juridiquement par le traité. Edward Mc Millan-Scott a qualifié cette déclaration de « blessante pour le Président du Parlement européen » puisque selon lui, les députés pourraient invoquer l’article n° 48 du Traité de Lisbonne pour en demander une modification.

Conscient de la symbolique que représente le siège du Parlement européen à Strasbourg et pour la France, l’eurodéputé ne souhaite pas pour autant amputer la capitale alsacienne de toute institution européenne et conçoit que d’autres usages européens pourraient être faits du bâtiment, comme l’accueil d’instituts européens académique ou scientifique.
Si la démocratie européenne devait dès lors se jouer sur une seule scène, bruxelloise en l’occurrence, ces instituts européens trouveraient-ils encore un terrain d’étude et d’expression à Strasbourg ?

Lucie Dupin

 

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Obwohl die Europaverträge auch den Parlamentssitz in Straßburg vorsehen, kommt es regelmäßig zu  einer Diskussion  über einen einzigen Arbeitsort. Die neueste stammt vom britischen Europaabgeordneten Edward McMillan-Scott des Bündnisses der Demokraten und der Liberalen für Europa und Vizepräsidenten des Parlaments.

 

 Basierend auf Online-Befragungen von Europaabgeordneten und Personal des Europaparlaments, plädiert der Bericht der parteiübergreifenden Arbeitsgruppe Brüssel-Straßburg, der auf der Initiative Edward McMillan-Scotts beruht, für einen einzigen Sitz des Europaparlaments in der belgischen Hauptstadt. In Zeiten der Budgetknappheit hebt die Studie Ausgaben um die 180 bis 200 Mio. Euro pro Jahr hervor, die durch den zweigeteilten Sitz entstehen (oder auch dreigeteilten, wenn man die Behörden in Luxemburg mit einberechnet). Die Umweltbelastung wird auf einen jährlichen  Ausstoß von 19 000 Tonnen CO2 geschätzt bzgl. der Transportkosten zwischen den beiden Sitzen des Parlaments.

 Edward McMillan-Scott kam heute anlässlich der Plenarsitzung, die monatlich in Straßburg statt findet, auf diesen Bericht zu sprechen.

Für den britischen Europaabgeordneten, der sich gegen jeglichen Vorbehalt gegenüber der europäischen Union wehrt, basiert die grundlegende Frage auf der Tatsache, dass „das Parlament das Recht haben müsste, über seine Arbeitsweise  zu entscheiden und dass es nicht ernst genommen wird, solange es nicht entscheiden könne, wo gearbeitet werden soll“.

Da der Sitz des Parlaments in den Verträgen aufgeführt ist, würde es eine Konferenzsitzung aller beteiligten Staaten erlauben, den Text zu ändern. Denn der britische Abgeordnete hat das Gefühl, dass es sich nur um eine Frage der Einstimmigkeit handele und dass Frankreich nichts tun würde nach der Erklärung des Sprechers des frz. Außenministeriums, laut dem diese Frage durch die Verträge juristisch geregelt sei. Edward McMillan-Scott hält diese Erklärung für „beleidigend gegenüber des Präsidenten des Europaparlaments“, da die Abgeordneten seiner Meinung nach den Artikel Nr. 48 des Vertrags von Lissabon geltend machen können, um eine Änderung zu beantragen.

Da er sich der symbolischen Bedeutung des Sitzes des Europaparlaments für Straßburg und Frankreich bewusst ist, will der Europaabgeordnete die elsässische Hauptstadt dennoch nicht von jeglicher Europäischen Einrichtung entbinden und hat ins Auge gefasst, das Gebäude für andere Zwecke, wie z.B. als Empfang für akademische und wissenschaftliche europäische Institute, zu nutzen.

Wenn sich die europäische Demokratie ab sofort nur noch an einem Ort abspielen sollte, in diesem Fall in Brüssel, bieten die europäischen Einrichtungen dann für Straßburg überhaupt noch eine symbolische Grundlage für Studien oder Meinungsäußerungen?

 

Übersetzung: Kathrin Kick

 

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